Achala swara
note sans altération. Il y en a deux dans la gamme musicale indienne : shadja est la note tonique, et panchama swara est la cinquième note (quinte) de la gamme. Ils se réfèrent au DO et au SOL du solfège. Ces notes n’ont ni dièse ni bémol.
Alap
c’est l’épanouissement et la diffusion de la substance du raga. Marque le développement et l’élaboration du raga à travers une improvisation, et cela d’une façon qui tout en respectant les normes régissant le raga, en révèle la forme et l'esprit. L'alap se situe toujours au début du raga : il s'agit de sa première phase, telle une exposition.
Andola (m)
est l'un des dix gamakas cités dans le Sangeeta Makaranda.
Il s’agit d’un élégant vibrato de grande amplitude qui module la note de façon relativement rapide, mais pas assez rapide cependant pour qu’il apparaisse effectivement comme un vibrato. Il produit une sorte d’accentuation, d’insistance, donne un aspect émotionnel à une note au sein du raga.
Aroha
c'est le nom donné à une série de notes en ordre ascendant.
Arohanatwa est la phase montante au cours de l'alap, où l’artiste explore la partie supérieure de la gamme du raga.
Avarohana
Il s'agit de la gamme descendante des notes dans un raga.
Been
c'est un instrument à sept cordes, avec des frettes et deux grands résonateurs.
L’instrument est tenu en position oblique, le résonateur gauche reposant sur l’épaule du joueur.
L’instrument offre un son grave, sépulcral, profond et mystérieux.
Assad Ali Khan est un maître contemporain de cet instrument de la musique hindoustanie.
Bol
il s'agit d'une partie de la musique qui est exprimée en mots ou de façon mnémonique, avec des syllabes rythmiques appartenant au solfège du tala, tels que dha dhin dha
Les autres bols sont :
- le tala Dadra : dha dhi na dhi ti na
- le tala Deepchandi : dha dhin dhin dha dha tin tin, ta tin tin, dha dha dhin dhin
Tala Rupak : tin tin na dhi na dhi na
Tala Keherwa : dha gi na tinaka dhi na
Le Tala Dhammar possède quatorze matras et il est joué sur un tambour qui s’appelle le pakhwaj. Ce tala accompagne des mélodies appartenant au style dhrupad. Ses bols sont ke dhita dhita dha aa, ke tit tit ta aa.
Chikari
il s'agit de deux cordes, l’une accordée sur la tonique (shadja) de l’octave intermédiaire, et l’autre, sur celle de de l’octave supérieure du sitar ou du surbahar et autres instruments à cordes.
Elles se situent au bout d’un jeu de cordes qui produisent le son.
Ces cordes sont jouées pendant la phase jhala d'un morceau.
Dhrupad
dhrupad est une forme stylistique de la musique Hindoustanie qui est plus ancienne que le Khayal. Il possède une majesté et une élégance incomparables dans son allure et son architecture.
Le Dhrupad est constitué de quatre parties distinctes ; il débute lentement, mais
accélère jusqu’à ce qu’il soit chanté plusieurs fois plus rapidement que son tempo de base.
On dit que le Raja Mansigh de Gwalior est le père de ce type d'interprétation.
Gamaka
gamaka est le nom générique de tout élément de grâce et d’ornement.
L’idéal est atteint lorsque le gamaka est inconsciemment incorporé dans l'expression d’une émotion ou d'une signification particulière.
Dans la tradition Hindoustanie il existe plusieurs types de gamaka, tels que meend, andolan, ghaseet, et muddit.
Gayaki
signifie : un mode ou une manière de chanter.
Lorsqu' un style vocal est imité par un instrument, il est souvent décrit sous le nom de "gayaki ang".
L'approche instrumentale est transcendée : l’instrument n’est plus conçu en tant que tel, mais il est joué afin de chanter telle une voix humaine.
Gharana
une gharana est une école musicale spécifique, ou encore, un style de chant dans le cadre de la musique Hindoustanie.
Les ragas dans la musique Hindoustanie possèdent des traits distinctifs qui varient selon la gharana et qui proviennent de l’endroit d’origine d’un style, voix typiques, style de chant et approche de la musique.
Ces styles sont appelés “gharanas”. Ces appellations sont dérivées des villes ou du lieu où habitait le premier maestro ayant adopté un style lui étant propre. Donc, il y a des noms comme Agra, Jaipur, Gwalior, Bhendi bazar, Rampur, Kirana, Indore,
Sham Chaurasi, Vishnupur, et ainsi de suite.
Guru
ce terme veut dire "le guide" : celui qui mène l’élève de l'obscurité à la lumière. ‘Gu’ signifie "obscurité" (l’ignorance) et ‘ru’ signifie "rayonnement".
Jhala
c’est le tempo et la partie rapide d'une composition instrumentale jouée sur le sitar, le sarod ou sur tout autre instrument à cordes.
C'est l'utilisation des cordes chikari qui produisent ce son des grelots (que portent les femmes autour de leurs cheville, en Inde), s' ajoutant ainsi à la résonnance de la mélodie principale. De nombreux motifs de laya sont joués de la sorte.
Jod
ceci est l’étape où le laya est incorporé à l' alap, lui conférant ainsi un élan (sorte d'accelerando) et un language spécifique. La transition que l'instrumentaliste effectue - passant du vilambit tempo de son alap à celui du madhyalaya (tempo medium) - est appellé ‘jod’.
Kala
"Kala" signifie "l’art". Cela se rapporte également à une unité de base de temps.
Kayal
mot d’origine Perse voulant dire "imagination". Il s'est développé, dit-on, à partir du style de chant qawwal, et tout au long du règne d' Amir Khusro il a continué à se développer en tant que partie importante de la tradition musicale Indienne. L’apparition du khayal - lequel s'est petit à petit substitué à l’ancien style dhrupad - a causé une révolution considérable dans la musique classique Hindoustanie. La structure même du khayal exige du musicien une aptitude très grande à l'improvisation, et ceci à divers niveaux et en de multiples couches du raga. La gamme - ainsi que la portée de
l’improvisation - reprend tout l’éventail de l’expérience humaine, du mystique aux frontières des aventures mathématiques et intellectuelles. C’est l'une des plus difficiles formes musicales parmi le patrimoine du subcontinent Indien.
Kitt
il s'agit d' une formule mnémonique du tabla, executée avec les deux mains.
‘K’i est joué avec la paume de la main gauche, cependant que suit un ‘tt’ executé par trois doigts de la main droite.
Kriti
c'est l'une des formes de composition musicale les plus élaborées dans l’école Carnatique. (Musique du Sud de l'Inde)
Tous les compositeurs de l’école Carnatique ont tenté de créer des kritis et ont enrichi cette forme de musique.‘Kri’ désigne la satisfaction, la réalisation ; signifie également "celui qui agit". L’ensemble des kritis forment une grande partie des compositions musicales dans la musique Carnatique de nos jours.
Contrairement au khayal de la musique Hindoustanie, le kriti est une pièce entièrement composée, complète en son architecture et en son mouvement.
Kriya
c'est une façon de compter les temps. Il existe plusieurs types de kriya : le nisasabda kriya qui est un silence et le marga et le "sasabda kriya".
Les deux derniers contiennent des "nisabda".
Nisabda kriya est l’action de marquer le rythme sans le biais du son
Kshana
c'est la plus petite division du temps qui peut être conçue dans un kala ou entre deux temps.
Laya
littéralement, signifie "fusionner, se mêler". Le terme se rapporte également au tempo et indique le débit et l’allure d’une pièce de musique.
Vilambit laya est la vitesse lente, Madhya laya représente un débit moyen et dhrut est définitivement rapide.
Il y a aussi le terme ‘maran’ qui implique une vitesse aussi lente et passive que la mort.
Matra
c’est une unité de mesure de temps qui est l’unité de base pour les 108 talas dans la musique Indienne.
Meend
le meend est un glissement continu d’une note à l’autre.
Il peut être plus ou moins comparé au "portamento" des instruments à cordes, dans la musique Occidentale.
Mohara
souvent joué trois fois comme le tihayi Hindoustani, conclut le morceau exécuté.
Cela donne lieu à un jeu de rythmes conduisant à une conclusion satisfaisante du final.
Mridangam
tambour à double face, utilisé comme percussion dans la musique Carnatique. Il est joué avec les deux mains et repose sur les genoux du joueur.
Mridangam signifie "fait d’argile". Il est fabriqué en utilisant un seul morceau de bois, généralement du neem, du jacquier ou du cocotier.
Les membranes tympaniques sont humectées des deux cotés ; celle de gauche avec
une pâte de riz et de l’eau, et l’autre, avec de la poudre de rouille et du riz.
Joué par un musicien doué, le mridangam peut imiter une voix humaine riche et
équilibrée. Il sert aussi à exprimer l’invitation évocative d'une divinité dans le contexte d’un temple, ou kacheri.
Mukhyang
c'est la plus importante partie ou phrase principale d'un raga, et qui lui confère son identité particulière.
On l'appelle aussi PAKAR, ce qui veut dire "saisir". C'est par conséquent la phrase qui aide à pourvoir une emprise, une maîtrise sur le raga.
Navarasa
dénote les neuf sortes de nuances émotionnelles.
Voici les neuf rasas avec les émotions correspondantes en français : Shingara = l’amour, hasyav = la joie et le rire, karuna = la compassion ou la sympathie, raudra = la colère ou la violence, vira = la bravoure, bhayankara = la terreur, bibhatsa = le dégout ou l’aversion, adbhuta= l'émerveillement, shanta = la sérénité et le calme.
Deux autres émotions, "bhakti", signifiant la dévotion et l’adoration pour Dieu, et
vatsalya - impliquant la tendresse et l’affection -, ont été incorporées dans la catégorie des rasas.
Pakhawaj
tambour cylindrique à face double, qui accompagne le been dans une représentation de dhrupad
Prahar
exprime une durée approximative de trois heures. Cela se rapporte à l’heure et au moment propices pour l'interprétation de chaque raga.
Ainsi, la division d’une journée en ragas ... se réfère au concept de "rotation intérieure" propre au corps humain (l'horloge biologique) en relation avec la révolution diurne et nocturne de la terre.
Raga
constitue la base de la musique Indienne. Un raga n’est ni une mélodie, ni une gamme, ni un mode non plus. Voici les principes qui forment un raga : un raga doit posséder un minimum de cinq notes dans la gamme entière. Il peut y avoir également six ou sept notes. Le raga doit avoir deux points de pivot dans chaque tétracorde (un tétracorde est formé d’un groupe de quatre notes, séparant la gamme en deux segments : l'un supérieur, et l’autre inférieur).
On appelle ces deux notes pivots VADI et SAMVADI. Tous les mouvements internes au raga s'organisent autour de ces deux notes et y convergent. Le raga possède également un groupe de notes appelé PAKAD, lequel permet d'assurer une emprise sur le raga. Ces éléments ou tournures de phrases sont caractéristiques du raga joué et permettent de l'identifier.
Sanchara
littéralement signifie "mouvement".
Dans la musique, implique la manière d’explorer le raga selon une allure, une géométrie, une progression et un repos qui lui sont particuliers.
Santoor
le santour est un instrument semblable à une harpe horizontale jouée avec des bâtonnets, un dans chaque main. Cet instrument trouve son origine - dit-on - au Cachemire. Son introduction dans la musique classique indienne est un phénomène relativement récent.
Les joueurs distingués de cet instrument sont Pandit Shiv Kumar Sharma et Om Prakash Chaurasia.
Sarangi
instrument à cordes joué avec un archet, il est utilisé comme instrument d'accompagnement de base dans la musique hindoustanie. De nos jours, cet instrument est aussi joué en solo.
Sans frette, il possède vingt-sept cordes et sonne de façon relativement proche à une voix humaine de tessiture soprano.
Sarod
aujourd’hui, l'un des plus plus populaires des instruments de concert.
Le mot provient du persan « sarood » qui signifie douceur.
Il s'agit d'une variante du rabab et son apparence actuelle présente une sorte de plat métallique et circulaire fixé au ventre de l'instrument.
Le sarod a des cordes en acier, tandis que son parent le "rabab" est pourvu de cordes. Le sarod est joué avec un plectre.
Ustad Amjad Ali Khan est un des illustres et distingués joueur contemporain du sarod
Shadja
il s'agit de le première note dans la gamme Indienne.
Cette note devient donc la tonique : achala swara.
Sa nature intrinsèque ou essence inclut toutes les diverses techniques de la production du son, y compris le son produit par la tête, la poitrine, les cavités dentales, nasales, et celles du sinus. Elle s’appelle shadja parce qu’elle contient potentiellement en elle-même toutes les six autres notes successives de la gamme.
Et l’une des techniques de la "swarasadhana" est conçue pour permettre au joueur de produire six sons distincts d’une seule et même note, à partir de chaque position.
Shehnai
instrument à vent s’apparentant à la clarinette et au nagaswaram du système Carnatic. Il est plutôt joué lors d'occasions festives ou pour des célébrations.
Sa sonorité est considéré comme bénie et auspicieuse.
Le grand maestro du shehnai de ces dernières décennies était feu Ustad Bismillah Khan.
Shruti
forment les micro intervals entre les notes. Le mot "shruti" comprend deux parties : shru signifie "écouter" et tina veut dire "utiliser" ou "inclure".
Un son quelconque qui est audible est appelé shruti et la musique indienne en compte vingt-deux.
Les sept notes possèdent un nombre énorme des shrutis dont plusieurs sont difficiles à discerner, sauf d'une manière émotionnelle ou psychologique. Les notes peuvent être positionnées d’un point de vue mathématique, mais l’arrière plan linguistique de la musique Indienne exige que les microtons soient forcément partie de la langue et de son énonciation.
Les sept swaras (notes) sont : sa, re, ga, ma, pa, dha, ni, sa.
Sitar
un des instruments les plus connus dans la musique classique Indienne.
Son nom vient du Perse, de la racine "seh" voulant dire "trois", et "taar", correspondant au mot "corde". Autrefois le sitar possédait seulement trois cordes.
Surbahar
grand sitar dont les cordes sont épaisses et les frettes lourdes.
Son son est grave et sa technique similaire à celle utilisée pour le jeu sitar. Pour le alap, jod et jhala, cet instrument possède un son particulièrement noble et produit un effet inexplicablement attirant.
Swara
considéré généralement comme étant une note de musique. Mais, à vrai dire, il ne s’agit pas d’une note.
Une note est un son produit par un instrument ou par d’autres mécanismes.
Tandis que le swara décrit strictement une énonciation humaine.
En Inde, les notes jouées sur les instruments de musique doivent être conformes et reproduire un son vocal, tel qu’il est émit par un chanteur. L’origine du mot swara remonte à la langue Sanskrite dans la quelle "swa" signifie "le Soi" et "ra" implique "briller". Ce sont les swaras et non les notes qui constituent les ragas.
Taan
décrit certaines figures de musiques dans lesquelles les notes construisent des motifs et des formes.
Tabla
le plus populaire des instruments à percussion dans la musique Hindoustanie ; il comprend une paire de tambour, l’un aigu (dayan) et l’autre grave (bayan).
Ensemble, ils produisent un son fort beau et raffiné
Le ton de base est joué avec la main droite et le second tambour est accordé à une octave inférieure.
Un des plus distingués joueurs contemporains est Ustad Zakir Hussain.
Tala
souvent traduit en anglais par le mot "rythme", mais c’est là une traduction imprécise ; tala est un élément du language et de l’intonation - prosodie - propres à la poésie. Il est défini en termes de "matras" dans des cycles répétés de rythmes qui culminent jusqu'à un point appelé "sam" et redescendent vers un point de relachement nommé "khali". Voici quelques-uns des talas les plus pratiqués : "Adi tala" est un cycle de huit matras. Le premier, le cinquième et le septième matras constituent son rythme.
"Ektal" est formé de douze temps et il est joué sur le tabla.
Teen tala (Teentaal) est le plus connu des talas dans la musique Hindoustanie, et une multitude d’œuvres sont basées sur ce tala.
Il est formé de seize matras et ses points d'appui reposent sur le premier, le cinquième et le treizième matras ; son "khali" commence au neuvième matra. Il y a bien d’autres cycles, basés sur quatre, six, sept, dix ou quatorze matras, voire plus. Chacun d'eux est nommé différemment.
Tanpura
instrument à bourdon, lequel possède en général quatre cordes.
Les cordes du milieu sont accordées à la tonalité de base du musicien.
Les deux autres cordes sont accordées, l’une à la quarte ou à la quinte inférieures de la tonique, la quatrième corde - quant à elle - est accordée sur la tonique, à l’octave inférieure.
Thaat
constitue l’ensemble de ragas que Pandit Vishnu Narayan Bhatkhande avait sélectionnés à partir des soixante-dix melakartas du système Carnatique. C’est à partir de cet ensemble de ragas principaux que dérivent les autres ragas du système Hindoustani. Il y en a dix au total, basés sur l’approche de Venkatmukhi et ils sont maintenant universellement acceptés dans la musique Hindoustanie.
Ces thaats portent le nom des ragas suivants :
Bilawal, Khamaj, Poorvi, Kafi, Bhairavi, Kalyan, Bhairav, Marwaa, Asavari, Todi.
Thumri
jouit d’un rôle prééminent parmi les divers types de musiques classiques plus légères. Parmi les différentes façons de chanter, les styles Thumri, Ounjabi et Lucknavi sont les plus importants. Le Thumri s’avère souvent comme une sorte de teen tala dans le Punjabi tala. Des thumris sont chantés sur différents ragas et leur élégance et leur charme sont obtenus par une combinaison intelligente des ragas.
Vadi
dérive du mot "vad" qui signifie "parler".
C’est une note particulière de la gamme du Raga, et qui en transmet l'émotion.
D’ordinaire, elle se trouve dans la partie inférieure du tétracorde et trouve sa note consonnante située dans la partie supérieure du tétracorde : celle-çi se nomme samvadi.
Les deux notes constituent ensemble des points d’intensité du raga et
contribuent énormément à son animation.
Vakra
signfie tordu ou irrégulier. Indique une cassure dans la continuité ou la régularité de l’ordre des notes dans la phase aroha-avarohana du raga.
Veena
définit n’importe quel instrument musical à cordes.
Il y a de nombreuses sortes de veenas dans la musique classique Indienne.
Même le corps humain, bien bâti, est associé à un instrument musical, se rapportant souvent à la gatra veena