TEENTAAL est le fruit d’une aspiration spirituelle et d’un cheminement, les deux ayant en commun l'INDE pour Lumière, l'INDE pour ferment.
Imaginée par
Igor Wakhévitch (ancien pianiste de grand talent, compositeur, détenteur de plusieurs Premier Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et plus particulièrement connu pour ses nombreuses créations pour la danse contemporaine (Carolyn Carlson, Rina Schenfeld, Jean-Marc Torrès, Jean-Christophe Paré, Norbert Schmucki, Olivier Patey, etc.), identité personnelle au plus proche de l'Inde pour y avoir vécu près de trente ans) ...
Teentaal-Wakhévitch & Co ("La Maison de la Musique Classique Indienne") propose un ensemble d'activités centrées sur la vie musicale indienne : sa tradition, son enseignement, la vie des artistes qui la perpétuent ; fondée à la fois sur une parenté d'âme et un vécu dans l'aura des musiciens indiens - respect de leur profonde culture, compréhension de leurs besoins comme de leurs attentes -, la démarche proposée par
TEENTAAL vise à mieux faire connaître encore la musique de l'Inde auprès du grand public ; notamment, en pourvoyant une meilleure information sur les principes qui la sous-tendent. Ceci impliquant de remonter aux origines mêmes du principe sonore, sur le plan spirituel et créateur.
Le Son Pur est Fiat, une Descente des Pouvoirs Divins dans la sphère de l'art musical. Si la musique de l'Inde ne connaît pas l'écriture harmonique - dite verticale, par rapport à l'horizontale de la seule ligne mélodique -, plus qu'aucune autre cependant elle connaît la seule Verticale possible : l'Ecoute Absolue, Identité fondée sur la Prononciation Originelle - sans commencement ni fin - de la Manifestation Divine.
La musique de l'Inde est donc de l'ordre du sacré ; en tant que telle, elle échappe à l'histoire linéaire ; mais relève par contre de l'Immanence et en véhicule la transcendante semence ; semence -
un Son - ... d'où sortiront toutes les formes musicales et leurs divers langages, d'où prendront essort et forme tous les instruments de musique, des plus simples et primitifs aux plus élaborés et complexes. Un Son, un Verbe ... d'où provient L'HOMME. "L'Homme" : l'Instrument Primordial, modèle de tous les instruments. Ainsi, l'Homme est-il
Voix. L'Homme est-il
Voie. L'Homme est-il Chant et Action de Grâce. L'Instrument est à la fois l'Ouvrier et l'Outil, la MAIN : voilà pourquoi tous les instruments doivent chanter, à l'image de cette Voix-Outil, de cette Voix le Bâtisseur. Car
la Voie "construit" sa partition, jamais écrite, mais prononcée, éternellement improvisée (l'immense liberté divine, erratique, le vagabond sur le chemin, le souffle, tout ce qui est non-conditionné ) sur un canevas originel, Plan Immuable, à l'Image de la Perfection Divine : telle est la vraie signification - et origine, d'ordre ontologique - du
Raga de l'INDE.
Une Voix qui est Main. Une Voix qui est Lumière Prononcée et Prononciatrice, une Lumière qui est Chemin et Cheminement. L'Homme Cosmique est son propre chemin, éternellement en devenir, éternellement accompli.
Interface entre la musique classique de l'Inde et les diffuseurs, programmateurs, entrepreneurs de spectacles, théâtres ou salles de concerts, tourneurs, grands ou petits festivals partout en Europe et même en Asie,
Teentaal-Wakhévitch & Co organise tout ce qui est nécessaire à la tenue de concerts de très grand standard et propose aux professionnels du spectacle les plus brillants virtuoses d'aujourd'hui parmi la jeune génération de musiciens indiens (instrumentistes et chanteurs), ainsi que les plus grands maestros,
pandit, ustad : les noms les plus prestigieux de la scène musicale indienne.
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De quoi s'agit-il ?! ... rien de moins qu'une merveilleuse histoire d'amour ; d'une rencontre intime avec l'Inde et son immense tradition séculaire : son histoire, sa civilisation, ses écritures, ses grands maîtres spirituels, saints ou avatars ; ses artistes, poètes, danseurs, musiciens, architectes ; son peuple, ses artisans, paysans, petites gens, intellectuels : un immense fleuve, celui de
la Mère Inde, la Mère de toutes les mères ...
Mais aussi d'un destin, comme inscrit depuis toujours : celui d' une âme pétrie de musique, laquelle âme, bien qu'instruite dans le cadre de la musique occidentale et de son école, découvre un beau jour la musique indienne, vécue en tant que cheminement spirituel. Et c'est le choc ; et c'est l'extase : là où l'âme
tressaille, comme mise en contact avec son origine fondamentale.
Rencontre entre deux cultures, entre deux hémisphères se fécondant mutuellement. Mais aussi, retour aux sources. Source spirituelle, source de l'écriture et du langage, source de toute musique existante.
Beauté Pure. Intonations. Gestes. Mouvements.
Aspiration, Invocation de la Flamme Divine. Il y a de l'extase dans la musique indienne. Il y a aussi de la Joie.
La Joie, essence de toute chose.
La Joie ... et le Jeu !
Un besoin aussi de partager avec le plus grand nombre ... cette certitude que la musique classique de l’Inde, pareille à un fleuve majestueux dont la source fondamentale est Silence, véhicule en ses eaux vives les valeurs spirituelles parmi les plus élevées et les plus profondes que l’humanité aie jamais produites.
En effet, jamais civilisation sur la terre n’aura su, autant que la civilisation hindoue - issue de
l’Antique Véda - explorer avec une telle amplitude et acuité à la fois, les domaines sacrés du
Rythme et du
Son, en véhiculer les mystères et les pouvoirs : ceci de façon ininterrompue depuis près de quatre mille ans.
C’est le génie de l’Inde que d’avoir su en tirer une connaissance incomparable et d’en perpétuer la Flamme Vivante.
Agni, le Feu du Sacrifice.
Vak, la Parole Sacrée, le Son Créateur.
Saraswati, la déesse des arts et de toute perfection.
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La musique Indienne est « transmission ». Avant tout.
De maîtres à disciples -
gurukula - une transmission ininterrompue depuis des siècles et qui emprunte à la
langue sanskrite (avec sa science des articulations et prononciations des sons sacrés - les
mantras - sa science des racines) les matériaux nécessaires à l’élaboration d’un édifice d’une grande richesse et complexité.
Au cours des siècles, enrichie d’apports divers venus de
Perse et d’
Afghanistan - et qu’elle assimilera avec un rare génie à travers un maillage du pays (surtout dans le nord,
avec la musique hindoustanie) en divers foyers d’expression, de style, tels de véritables « points de forces » ou centres de rayonnements (les
gharanas, ou encore, le
gayaki d’un « maître-racine » de toute une lignée de musiciens) - ... elle tire de tous ces matériaux (qui auraient pu rester hétéroclites) un vaste ensemble cohérent - en renouvellement constant néanmoins - organisé autour de
l’axe principal qui lui sert à la fois de fondation et de clef de voûte :
la langue sanskrite, indissociable du
Véda révélé, et qui à l'origine il était interdit d'écrire.
Un Temple Cosmique, un Temple de l’Homme Divin, un temple non pas bâti de pierres … mais de vibrations, de rythmes, de sons, un temple tout en prononciations et élocutions, en versifications, en slokas : des voix, des instruments, des structures musicales, des intervalles, comme autant de Nombres Sacrés incorporés dans la musique elle-même : les
ragas, les
talas. Telles sont les pierres de semblable édifice. Une Maison Musicale. Une Maison Cosmique. Ayons-y chacun notre chambre.
De tout cela on peut aisément conclure que la musique Indienne est plus que musique ; mais "supra-musique" : un pouvoir immédiat et agissant, dont l’origine même émane de la Sphère Divine, du monde des Sons Créateurs.
En écoutant la musique de l'Inde, l'auditeur - à son propre insu - est mis en contact avec des Emanations de la Suprême Existence, lesquelles émanations ou influences divines - source même des
ragas - véhiculent en leur sein les matériaux indispensables (toute une gamme d'
énergies fines) à l’illumination du corps, de l’âme et de l'esprit : mettant ceux-çi en syntonie (en intonation juste) avec les forces spirituelles d'ordre cosmique qui soutiennent en permanence la Création du Monde. Cette dernière n'étant jamais "achevée", quoique divine et parfaite en son essence ; cette dernière - la Création - se produisant à chaque instant au cœur du Présent. Intermittence. Pulsation. Telles des "bouffées" d'éternités. Et non pas un temps linéaire, d'ordre sensoriel. Tels seraient les "7 jours de la Création", symbole d'un progrès illimité, et non pas une création figée à jamais, statique, sombrant dans le cadavre du temps. Une Création belle et parfaite en chacune de ses "journées". La Journée Divine étant Eternité. Le 7 de "l'évolution cyclique" ... s'enroulant en spirales sans fin - tel un "naga" sacré (cobra) - autour du Pilier Cosmique de l'Infini (l'Axe du Monde), avec ou sans attribut. Personnel ou Impersonnel : indissociables et non antinomiques, deux aspects de la Transcendance.
Pour un musicien Indien, un
raga est avant tout un « être céleste » et invisible se manifestant à son esprit ; laquelle entité - utilisant le talent de l’artiste, son inspiration, sa virtuosité - s’exprimera à travers lui : qui de sa voix, qui de ses doigts, qui de ses mains.
Liberté dans la plus stricte des disciplines (à l'image de la Création elle-même), fondée sur une Connaissance Supérieure et Lumineuse en Soi ne laissant aucune place aux tâtonnements obscurs et aux fumées épaisses de l'ignorance à la recherche de ses propres satisfactions immédiates, tel est le maître-mot de la musique indienne : ... dont le jeu "improvisé" est tout sauf - on l'aura compris - une recherche hasardeuse de l'effet superflu, ou une errance sans colonne vertébrale d'une suite de sons creux et artificiels sans signification aucune ni pouvoir, en quête seulement des flatteries habituelles, propres à l'oreille extérieure.
Dans la musique indienne, c'est "l'oreille intérieure" qui parle, qui a le premier et le dernier mot : ce qui écoute et ce qui est écouté sont un seul et même être, et cet Etre est à la fois le Prononciateur et le Prononcé. En cela, il n' y a pas d'un côté le musicien, et de l'autre, le public. Les deux sont inséparables d'un seul et même processus, lequel se passe dans les profondeurs de l'être, dans la conscience profonde du cœur intérieur, Siège du Moi Eternel, sans naissance dans le temps.
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La raison d’être de
TEENTAAL est de se mettre au service de cette flamme : en toute humilité - avec zèle -, la faire rayonner, contribuer à la perpétuer ; ensemencer les cœurs et les esprits partout dans le monde en offrant l’occasion à tous de rentrer en contact avec cette musique et d’en tirer joie et bonheur.