le Maître du sarod au Théâtre de la Ville - Paris 26 Octobre 2009
«Imaginez un virtuose du violon comme Itzhac
Perlman qui serait aussi un descendant direct
de Stradivarius» (The Inquirer). Point n’est
besoin d’en dire plus pour se rendre à l’éviden-
ce: Amjad Ali Khanest l’un des plus grands
maîtres indiens du sarod, ce luth à multiple
cordes, ancêtre du rubab afghan. Le maestro a
de qui tenir: sixième d’une lignée de musi-
ciens, il fait son apprentissage avec son père,
le légendaire Haafiz Ali Khan. À 6 ans, il donne
son premier concert, à 13 ans, il reçoit le titre
d’«Ustad» (maître), et à 18 ans s’ouvre à lui
une brillante carrière internationale loin d’être
éteinte aujourd’hui. La fulgurance de la renom-
mée n’a pourtant jamais été sa priorité car ce
dieu du sarod a l’élégance et l’humilité des plus
grands. Il aurait pu s’enorgueillir de cette alchi-
mie toute personnelle qu’il insuffle dans la tra-
dition pour lui donner vitalité féconde. Sans
esbroufe, ses «doigts d’araignée» ne cessent
de faire vibrer les cordes d’une incroyable
énergie, merveille d’équilibre entre jeu ryth-
mique et mélodique.
26/09/2009 : PARIS
Théâtre de la Ville
20:00